Deux affaires étaient jugées : il s’agissait pour la première d’un vol et pour la deuxième d’actes de violence sur autrui avec une arme.

Cette expérience a permis de découvrir le déroulement d’une audience avec l’action des différentes parties (avocat de la défense, avocat général, président, avocat de la partie civile, greffier) et de découvrir les diverses possibilités de sanctions et de suivis. Il est intéressant de voir que le tribunal cherche à faciliter la réinsertion des prévenus par une obligation de soin et de travail. Cela permet aux prévenus de pouvoir se reprendre en main. La personnalité de l’avocat, son aisance à parler peut jouer en faveur ou en défaveur du client (victime ou prévenu). On a pu se rendre compte qu’il était difficile de juger car tous les arguments avancés par les avocats paraissent recevables alors qu’ils défendent soit le prévenu soit la victime.
Concernant la deuxième affaire on a constaté que les victimes n’avaient pas d’avocat. Les victimes sont alors seules face au tribunal pour exposer les faits et les justifier. Ce qui n’est pas forcément facile lorsque l’on peut être submergé par les émotions, ce qui a été le cas pour l’une des victimes. D’où l’utilité de se faire aider d’un avocat. On s’aperçoit également dans le cadre d’une affaire jugée que le même évènement n’est pas vécu, relaté de la même façon suivant les parties ce qui explique aussi la difficulté pour la présidente de comprendre les faits et juger.

Pour conclure assister à une audience au tribunal correctionnel a été une expérience très enrichissante et permet de mieux se rendre compte de la façon dont peut être rendue la justice : une tâche difficile qui ne se limite pas aux sanctions données mais qui présente aussi un aspect éducatif pour faire prendre conscience aux prévenus de la gravité de leurs actes.

Les étudiants – Serge GOBILLOT