Plusieurs affaires étaient jugées dont des violences conjugales et un vol dans un magasin Ikéa pour un montant de 600 €.

Cette expérience a permis de découvrir le déroulement d’une audience avec l’action des différentes parties (avocat de la défense, avocat général, président, avocat de la partie civile, greffier) et de découvrir les diverses possibilités de sanctions et de suivis. On a pu noter que l’avocat général proposait parfois des peines alternatives à la prison (travail d’intérêt général dans une collectivité ou une association et/ou obligation de soins). On a pu se rendre compte qu’il était difficile de juger car tous les arguments avancés par les avocats paraissent recevables alors qu’ils défendent soit le prévenu soit la victime.

Les prévenus sont parfois jeunes comme dans l’affaire du vol dans un magasin Ikéa : il s’agissait de 3 jeunes filles âgées d’une vingtaine d’année ne semblant pas toujours mesurer les conséquences de leurs actes. En effet pour l’une d’elle une condamnation ne lui permettra plus de pouvoir se présenter à un concours de la fonction publique et elle n’en avait pas conscience auparavant. Les conditions sociales (absence des parents, précarité, chômage) peuvent expliquer certains faits reprochés aux prévenus. On a pu aussi constater que les prévenus avaient parfois des difficultés à s’exprimer, à se faire comprendre d’où la nécessité de se faire aider d’un avocat. Les avocats eux-mêmes ne parlent pas tous avec la même aisance et donc ne défendent pas tous leur client avec la même efficacité.

Pour conclure assister à une audience au tribunal correctionnel est toujours une expérience très enrichissante et permet de mieux se rendre compte de la façon dont peut être rendue la justice : une tâche difficile qui ne se limite pas aux sanctions données mais qui présente aussi un aspect éducatif pour faire prendre conscience aux prévenus de la gravité de leurs actes.