Le MEG est une formation de trois ans dispensée par l’Université Paris-Diderot, la troisième année de Licence (L3) et les deux années de Master (M1 et M2). Il permet l’obtention d’un double diplôme en sortie d’études : le Master en Génétique et le diplôme universitaire du Magistère. Ce cursus, sélectif à l’entrée, permet ainsi d’étudier avec de faible effectif (une quarantaine d’étudiants).

Le MEG est une formation par et pour la recherche. Il donne de solides connaissances théoriques en génétique (génétique humaine, épigénétique, génétique des populations…), mais aussi dans d’autres domaines de la biologie (neurosciences, immunologie…). Il est en effet possible de personnaliser son parcours grâce aux différentes options disponibles au cours du cursus.

Le plus grand atout du MEG réside dans les stages dans des laboratoires de recherche réputés. En effet, ce cursus comporte des stages obligatoires chaque année, et en majeure partie à l’étranger. Le MEG permet ainsi de partir trois mois en Europe (Ecosse, Angleterre, Allemagne, Espagne…) au cours de la L3, et cinq mois en Amérique du Nord (USA ou Canada) durant le M1. Ces stages à l’étranger permettent de découvrir de nouvelles cultures, d’améliorer son niveau d’anglais, mais aussi de se constituer un réseau international dans le monde de la recherche. Il y a enfin un stage de six mois dans un laboratoire français en M2, permettant de faciliter la continuation des études vers une thèse.

Le MEG débouche en général sur une thèse, car la majorité des étudiants ont l’objectif d’être chercheurs. Certains étudiants s’orientent dans d’autres voies comme le journalisme scientifique. Il est possible au cours du cursus de contacter les anciens étudiants pour avoir un avis ou des informations.

Après une année, je peux dire que le MEG est une bonne formation : les enseignements sont de bonne qualité, les enseignants sont à l’écoute des problèmes, les stages proposés sont très intéressants. J’ai pu, pour ma part, partir à Edimbourg en Ecosse et l’expérience est vraiment très satisfaisante. En plus d’ajouter une ligne appréciable à mon CV, j’ai pu grandement améliorer mon anglais, et j’ai découvert comment se passe la vie dans un pays anglo-saxon. Cependant, le fait est que MEG reste difficile d’accès, il y a chaque année beaucoup de postulants pour seulement une quarantaine d’élus en L3. La formation est assez difficile, il faut fournir de gros efforts pour rester au niveau (surtout au début), étant donné que chaque étudiant est sélectionné pour sa motivation et pour l’excellence de son dossier, ce qui fait que la concurrence est rude. Mais avec de la motivation, c’est tout à fait possible.

Hugo MARNAS - BTS Bio AC Promo 2012 - 2014